Yoko Ogawa est une écrivaine japonaise, auteur de nombreux romans - courts jusqu'en 1996 - ainsi que de nouvelles et d'essais. Elle a remporté le Prix Akutagawa pour La Grossesse en 1991. Son univers romanesque est caractérisé par une obsession du classement, de la volonté de garder la trace des souvenirs ou du passé (l'Annulaire, 1994 ; Le Musée du Silence, 2000), cette volonté conjuguée à l'analyse minutieuse de la narratrice (ou, moins fréquemment, du narrateur) de ses propres sentiments et motivations (qui viennent souvent de très loin) débouchant fréquemment sur des déviations et des perversions hors du commun, le tout écrit avec des mots simples qui accentuent la force du récit.
De quoi s'agit-il ?
Une jeune femme croit devenir sourde le matin où son mari la quitte. Depuis, elle perçoit le moindre son avec une intensité démesurée. Elle entend tout, y compris le bourdonnement de sa mémoire dans lequel elle finit par retrouver les traces de son premier amour…
Une jeune femme se réveille un matin dans un étrange silence. En l’espace d’une nuit, elle a perdu l’usage de ses oreilles, s’est égarée dans l’immensité d’un bruit blanc, d’une sonorité jusqu’alors imperceptible : le bruissement de ses souvenirs. A la clinique, elle est soignée, surveillée, observée mais sa maladie évolue : elle perçoit maintenant le moindre chuchotement comme un hurlement, le moindre choc comme un cataclysme.
Pour un magazine de santé, une jeune femme va devoir décrire ses symptômes en présence d’un sténographe, essayer de trouver les mots justes pour exprimer ce qu’elle ressent. Les doigts de cet homme glissent sur le papier, avec une incroyable virtuosité ils transcrivent son récit. Fascinée, elle cherche à le revoir, elle pressent le pouvoir de ce garçon, sa capacité à révéler les traces enfouies dans le passé, à libérer la voix de sa mémoire…
Amours en marge, premier roman “long” de Yoko Ogawa, est paru au Japon en 1991. Depuis, la romancière japonaise s’est aventurée de plus en plus loin dans la “forêt des mots” pour explorer les territoires de la mémoire, et tenter d’appréhender l’indicible.
Ce que j'en pense : il règne à la lecture de ce livre une douceur, un calme apaisant comme un chuchotement qui te berce tout au long du roman... Il y a ces mains... les mains du sténographe... tu les imagines, tu les vois, tu les observes en même temps que la narratrice; tout glisse doucement ! Une douceur qui transparaît jusque dans les mots... J'ai beaucoup beaucoup aimé !!! A lire.....

Livre touchant. Très bien écrit, très...."japonais" avec beaucoup de délicatesse, de préciosité, de douceur, tout en retenue.
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