mardi 19 avril 2011


Zoë Valdès "La douleur du dollar"

Voici l’histoire d’une femme, la Môme Cuca, abandonnée par l’homme de sa vie qui, pour tout souvenir, lui a laissé une fille et… un dollar. Mais c’est aussi — et surtout —, des années prérévolutionnaires à nos jours, de la nonchalance à l’exubérance, de l’espérance à l’incertitude puis à la résistance d’un peuple, l’histoire de La Havane — ville peinte ici dans toutes ses contradictions, sa violence et sa sensualité. Rayonnant de lumière et de magie, roulant au rythme provocant et fiévreux de la musique cubaine, l’écriture de Zoé Valdés nous fait entendre, avec insolence et nostalgie, l’inguérissable douleur des rêveurs et le ressac, non moins universel, des dernières utopies.

Z'avez vu c'est bien sûr ce que je vous ai raconté le soir de notre rencontre !!!

Ce que j'en ai pensé...Ce livre nous plonge au démarrage dans une ambiance un peu "titi" parisienne (la môme, le Montmartre), il se lit bien mais il est pour moi un peu trop cru... quand à la description de toutes les scènes amoureuses.

Il est par ailleurs un peu "délirant" quant au style (on sent qu'elle maîtrise très bien la littérature ceci étant) et à l'introspection de cette conscience qui intervient comme ça dans le récit...
Il se lit bien mais ne m'a pas spécialement "transporté"......

Sabine

mardi 5 avril 2011

Littérature sud-américaine

Samedi 2 avril a eu lieu chez Zohra (merci pour ton accueil et tes pâtisseries délicieuses !) la réunion mensuelle de notre club lecture, qui avait pour thème la littérature sud-américaine.

J'ai pour ma part lu Chronique d'une mort annoncée de Gabriel Garcia Marquez


Biographie rapide : écrivain colombien, né le 6 mars 1927, romancier, nouvelliste, journaliste et activiste politique, prix Nobel de littérature en 1982.


Le livre : dès la première page, on sait que le personnage central va mourir, assassiné. On connaît rapidement les meurtriers et le mobile du meurtre. Tout le village sait aussi ce qui va se passer : Santiago Nasar va être assassiné par les frères Vicario, pour une histoire d'honneur bafoué...  Tout le monde est au courant, sauf Santiago Nasar lui-meme. Et pourtant le suspense va tenir le lecteur en haleine...
L'histoire se passe dans un petit village, le lendemain d'un mariage en grande pompe, très arrosé. Les villageois sont fatigués, imbibés d'alcool, la chaleur est écrasante... Il y a unité de lieu et de temps.
Il règne une ambiance de western : la place du village, les justiciers, la mise à mort ne laissant aucune chance à la victime, la chaleur, la poussière...

Au fil du livre la reconstitution des circonstances du crime prend forme, l'intrigue se met en place... On comprend les coïncidences qui ont entrainé la mort de Santiago Nasar, pourquoi personne ne l'a prévenu... Et inéluctablement on en arrive au crime, décrit dans ses moindres détails, tout en espérant qu'un évènement extérieur vienne l'empêcher... Pourtant la boucherie aura bien lieu... L'autopsie est un second carnage, narré avec beaucoup d'humour noir (de la médaille avalée à l'âge de 4 ans retrouvée dans les entrailles, aux considérations sur la taille du cerveau ou du foie).

Le livre est rythmé, foisonne de personnages pittoresques, sans manichéisme ni jugement de valeur, l'auteur fait un portrait des bassesses et petites lâchetés de ces villageois, avec leurs ragots, leur mentalité, leur sens de l'honneur...

Un livre que je recommande !
Valérie